« zonEs »
KAZUMA OBARA / ESTER VONPLON

du 28 février au 14 avril 2019
14h-18h / we : 10h-12h et 14h-18h fermé le mardi 

VERNISSAGE LE JEUDI 28 FÉVRIER  À 18H30-galerie du cri des lumieres 

PRESENTATIOn

L’exposition « ZONES » a pour point de départ le film Stalker d’Andrei Tarkovski; à l’instar de la Zone du film de Tarkovski ou de la zone de l’explosion nucléaire de Tchernobyl en 1986 – certains lieux revêtent un fort pouvoir d’attraction, alors même qu’ils sont particulièrement dangereux. Marqués par l’esthétique du cinéma de Tarkovski et sa quête pour transcrire l’invisible, Ester Vonplon propose des constellations inédites de photographies investies par le désir de quête de formes et par la puissance de la lumière.

Dans une approche plus narrative, Kazuma Obara a réalisé une série à partir du témoignage d’une jeune femme née dans la zone irradiée autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Les deux photographes produisent des photographies argentiques et questionnent la matérialité du support photographique. Kazuma Obara en utilisant des films irradiés et Ester Vonplon en expérimentant des films polaroid grand format.

Travaux

Inspirée par le film Stalker, Ester Vonplon a crée un agencement inédit réunissant de nouvelles images quasi abstraites mais aussi des images extraites de la série Cudesch da Visitas (2006-2007) (« livre d’or » en romanche) A l’image du Stalker – ce passeur qui est à l’écoute de la nature, de l’eau, de la mousse, du bruissement dans les herbes, l’artiste noue un dialogue entre l’humain et la nature à partir de relations invisibles. Les paysages et visages de Cudesch da Visitas, sont mis en correspondance avec des expérimentations sur la lumière, la matière et le support photographique, dans un jeu d’apparitions et de disparitions, de proche et de lointain.

La série Exposure (2015-2016) de Kazuma Obara témoigne de trente années la vie de Mariia née à Kiev à 100km au sud de Tchernobyl, cinq mois après la pire catastrophe nucléaire jamais connu, survenu en 1986  sur le site nucléaire de Tchernobyl. Son handicap causé par une thyroïde chronique, n’est pas visible aux yeux des autres. Toutes les photos on été prises sur de vieux films négatifs couleurs ukrainiens trouvés dans la ville abandonnée de Pripyat, située à 2km du site. Les images ont été surexposées entre une et cinq minutes. C’est un processus expérimental qui lors du développement des photos a provoqué des halos et a effacé de nombreux détails sur les images. Le titre Exposure a trois significations : exposer un film photographique à la lumière et révéler un fait inconnu au public, mais aussi le fait d’être exposée aux radiations causées par l’accident nucléaire de Tchernobyl.

Biographie

Kazuma Obara est un photo journaliste Japonais né en 1985. C’est un photographe associé de l’agence photo Suisse Keystone. À la suite du tsunami et de la catastrophe nucléaire de 2011, il a commencé à documenter la zone sinistrée de Fukushima, dans lequel il a été le premier photo journaliste à photographier l’intérieur de la centrale nucléaire. De plus, son travail sur Tchernobyl a reçu le premier prix du World Press Photo en 2016 dans la catégorie « Personne de l’actualité ».

Née en 1980, Esther Vonplon a étudié la photographie à Berlin et à Zurich. Elle vit et travaille désormais à Castrich (Suisse). En 2017, aux Rencontres d’Arles, elle est présentée par la galerie Zurichoise Stephan Witschi dans le cadre du nouveau prix découverte pour sa série « Wie viel zeit bleibt der ebdlichkeit/combien de temps dure encore la finitude.

partenaires

En partenariat avec la Biennale de Mulhouse, le Ministère de la culture, la Région Grand Estle Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle, la ville de Lunéville et le Château de Lunéville 

©Kazuma Obara

©Ester Vonplon