La forêt dans la ville

Résidences de création photographiques sur le Territoire de Lunéville

Les artistes photographes:
Mélanie Tisserant et Baptiste Cozzupoli / Patrick Kuhn

Ce projet de création explore les divers aspects de la représentation de la forêt. L’homme a façonné la forêt en tirant parti de ses ressources. Il l’a défrichée mais également plantée. Il y a bien sûr l’exploitation du bois, mais aussi la cueillette, la chasse et l’élevage : autant d’activités qui ont évolué et cohabitent désormais avec les loisirs. De nos jours, la nécessité de préserver l’environnement bouleverse également les pratiques et aujourd’hui, la vision de la forêt est plus universelle, plus globalisée. Elle devient aussi un enjeu de survie, un espace à sauver, un idéal de vie non urbanisé qu’il est vital de préserver.

Mélanie Tisserant et Baptiste Cozzupoli

Étymologiquement photographie signifie “écriture de la lumière”…
A travers cette série nous avons voulu retourner à l’essence même de la photographie, prendre le terme au pied de la lettre et jouer avec… Armés de ces outils, nous avons sillonné le territoire du Lunévillois à la recherche d’arbres, pour ensuite les isoler et les magnifier par l’action de la lumière, à l’instar des monuments en ville. Nous nous y sommes pris à la façon d’un architecte jouant avec la lumière  pour redessiner les courbes de son bâtiment la nuit. Notre intention était d’éclairer la forêt comme on éclaire une ville, une place, une cathédrale.
Il n’est pas rare de se promener en ville la nuit pour admirer la cité, ses sculptures, ses ponts… A l’inverse il ne vient à l’esprit de personne de se promener en forêt dans l’obscurité peu engageante de la nuit… Par ses couleurs quasi irréelles cette série peut nous paraître artificielle, or elle n’a d’artifice que notre lumière agissant tel un pinceau à laquelle ont été ajoutés des filtres colorés.

Patrick Kuhn

Comment aborder la forêt sous un regard contemporain tout en faisant émerger l’idée d’une mythologie, d’une « ancestralité » dans les rapports que l’ homme entretient avec elle… Pas question de dérouler visuellement une liste d’occupants mais plutôt de tisser avec eux l’idée de construire des icônes, souvent le regard posé dans le lointain, comme s’ils étaient statufiés ou qu’ils avaient élu domicile dans la forêt, habitants intemporels attachés à leurs désirs, fantasmes et occupations bien lointaines de celles de l’ homme contemporain, citadin, en mal de ses valeurs profondes.

partenaires

Région Lorraine, Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Communauté de communes du Lunévillois, Ville de Lunéville,Direction Régionale des Affaires Culturelles de Lorraine, Château des Lumières